ACCUEIL DU CHIOT

 

 

1.    accueil dans le calme le premier jour.

Laisser le chiot découvrir sans crainte son nouvel environnement. Ce n’est pas le moment d’organiser un barbecue ni une réunion de toute la famille. Le chiot doit apprendre à connaître chaque personne et chaque objet tour à tour.

 

2.  Tous les membres de la famille doivent déjà s’être mis d’accord sur une

    attitude commune à adopter vis-à-vis du chiot.

 

3.  Deuxième et troisième jour : après la découverte, acclimatation à l’environnement immédiat: maison, jardin, proches, amis, animaux de la maison.

 

4.  En même temps, mise en place des habitudes alimentaires et géographiques (lieux de séjour, de couchage, d’évacuation)

 

5.    Le rappel du chiot: (voir le chapitre correspondant)

 

6.    Troisième/quatrième jour: première visite à « l’école des chiots »

 

 Source : Mr Raymond Van de Vyver (18 mai 2006)




 

BASES GENERALES D’EDUCATION POUR UN CHIOT

 

      Les « préliminaires » à l’éducation d’un chien sont de deux ordres :

 

  1.  les dispositions du futur ou nouveau « maître »
  2. les acquis de base du chiot.

       Le maître :

     

     Aimer les chiens

  • Intérêt et connaissance de la race de chien qu’on a acquis
  • Avoir envie et le temps de s’en occuper chaque jour
  • Patience et détermination pour arriver à un résultat
  • Avoir l’espace et l’infrastructure pour accueillir le chien dans les conditions requises

 

     Le chien:

 

  • Complicité avec le maître
  • Apprentissage du rappel
  • Socialisation avec les autres races de chiens
  • Socialisation  avec les autres espèces et surtout avec tous les types d’êtres humains
  • Accoutumance à l’environnement dans la maison et à l’extérieur,
  • Maintien ou activation de l’attrait du chien pour le jeu
  • Apprentissage des interdits : ne pas mordre (ni mordiller), ne pas saute, ne pas accéder à certains endroits, ne pas s’approprier des privilèges qui sont réservés aux humains, soit en résumé, l’apprentissage de la hiérarchie.

 

Principes d’éducation :

 

ignorer les comportements négatifs et récompenser les comportements positifs -     !!! accord de toute la famille pour utiliser la même méthode en permanence !!!

-  C’est un apprentissage par progressions, il ne faut en aucun cas brûler les étapes !

Communiquer avec son chien, la parole et le geste sont extrêmement importants.

 

Comprendre le chien:

 

A partir du moment où vous aurez compris comment le chien fonctionne, vous saurez remédier aux éventuels problèmes que vous pourriez rencontrer et vous vivrez des années paisibles avec un chien bine dans  sa tête et …

bien dans sa maison



SOCIALISATION DU CHIOT 

 

 

De 3 à 7/8 semaines, l’éleveur aura veillé à stimuler tous les sens du chiot

 

Il appartient au nouveau propriétaire de continuer et confirmer ces stimulations en vue d’habituer son chiot à son environnement futur, faute de quoi les efforts consentis par l’éleveur risquent d’être anéantis.

 

La période la plus sensible et la plus propice à l’apprentissage de base et à l’assimilation de l’univers futur du chien se termine en général vers 13 semaines ( 3 mois)

 

Il ne reste donc que 4 à 5 semaines pour parfaire l’éducation primaire.

 

Après cela le club d’éducation où vous aurez fait vos premiers pas devrait valablement vous guider.

 

En pratique :

 

Socialisation intra spécifique

 

Habituer le chien à ses congénères chiens.

En principe environ 5 races différentes devraient suffire à faire connaître et admettre l’ensemble de la gent canine, du Saint Bernard au Chihuahua, comme membres de sa race.

 

Comment faire ?

 

L’idéal est de fréquenter un club d’éducation affilié à l’URCSH, qui organise des entraînements pour chiots. , On appelle cela « école du chiot », « classe puppies », « éveil du chiot » le terme « école des chiots » est  préféré car on n’éduque pas un chiot à la fois.

L’important est de commencer dès que le chiot arrive chez son nouveau maître (après 3 ou 4 jours d’acclimatation)

 

Socialisation interspécifique

 

Il s’agit d’habituer les chiots aux autres races, y compris les êtres humains. Il semble que le chien reconnaisse dans les êtres humains plusieurs « races » et qu’il faille lui faire rencontrer des humains différents : couleurs, tailles, apparence, habillement, langues, sexes différents.

 

En outre la présentation d’animaux que le chien risque de rencontrer est fondamentale, à commencer par les animaux de la maison, des voisins et puis des lieux qu’on est appelé à fréquenter occasionnellement.

Au club d’éducation, on peut déjà apprendre au chiot à être tenu en laisse par d’autres personnes (échange de chiens pendant le cours puis rappel groupé ou individuel)

 

Habituation à l’environnement

 

Ici on peut se baser sur la stimulation des 5 sens :

 

-     Ouïe : bruits des voitures, cuisine, trains, sifflet, musiques, imitation d’orages, etc…

-     vue : lumières, flashes, mouvements des gens et des choses.

-    Toucher : manipulations : peser, brosser, dents, oreilles, queue, pattes.

-     Goût : friandises à utiliser au dressage

-     Odorat : odeurs diverses, parfums, ail…

 

Matériel divers: parapluie, cannes, béquilles, escalier, sommiers, bouteilles, collier et laisse.

Lieux particuliers: chantiers, marchés, rues calmes puis circulation urbaine, etc…

 


 

Premier apprentissage du rappel du chiot

 

 

1.    Se rendre au bois ou en forêt avec son chiot (âgé de 7 à 8 semaines)

2.    Promener en laisse.

3.    Chercher une petite clairière d'où l'on peut facilement s'échapper.

4.   Promener le chiot en liberté dans cette clairière pendant un court laps de temps pour qu'il ait eu le temps de connaître l'endroit et de s'y sentir à l'aise.

5.    Soudainement laisser tomber la laisse, s'enfuir et se cacher à une dizaine de mètres derrière un arbre et écouter.

6.    Si le chiot pleure, l'appeler une fois et rester caché.

7.    Le chiot va certainement chercher et trouver son maître.

8.  Quand il le rejoint, lui faire la fête, le caresser beaucoup, le féliciter et le récompenser.

 

Il faut que le chiot se sente abandonné et ait le stress de sa vie en vous perdant.

Il aura donc le soulagement de sa vie en vous retrouvant, vous qui remplacez sa mère.

Il aura appris en quelques secondes qu'il doit prendre garde à ne pas vous perdre.

 

Exercice à refaire une fois par semaine, non pas dans une clairière mais en cours de promenade, lorsqu'on se rend compte que le chiot s'éloigne trop.

 

Ne jamais courir après le chiot, cela n'aurait comme effet que de lui apprendre à s'échapper.

 

Au contraire, lui apprendre à toujours revenir chez son maître pour recevoir sa récompense.

 

Le retour au maître doit toujours faire l'objet d'une récompense, caresse, félicitations verbales . . .

 

Jusqu'à la fin de la vie du chien, cet exercice peut être répété occasionnellement avec autant de variantes que la configuration du terrain et les circonstances le permettent.

 

 

Le chien et le jeu

 

 

Les jeunes louveteaux jouent beaucoup entre eux, et également avec divers objets (bouts de bois, etc) Le chien, parfoisn appelé loup infantile, adopte les mêmes comportements et les conserve toute sa vie. Lorsque votre chiot arrive à la maison, il a besoin de jouer, de mordre tout ce qu’il trouve… L'occasion est rêvée, nous allons profiter ce cette faille chez le chien et nous allons l'éduquer grâce à cela.

 

On peut donc employer le jeu. Je parle ici du jeu du maître et non pas des jeux dont le chien dispose toute la journée. Non, celui-ci, il doit en être fou. Comment faire ? Le priver càd : jouer avec le chien, ne pas le laisser jouer seul avec ce jeu et dès que le chien en a bien envie, on le prive du jeu, on le remet en poche jusqu’à la fois prochaine. Vous décidez bien évidemment quand sera la prochaine fois !

Lorsque le chien est bien fou du jeu, on peut commencer à le faire ²obéir² en employant le jeu comme récompense :       

 

on peut travailler la suite en laisse en plaçant le jeu ²là où l’on veut que la gueule du chien se trouve², c’est le principe de la carotte et de l’âne  è  le chien ne reçoit le jeu qu’à la fin de l’exercice et non pas pendant l’exercice.

 

les positions sont simples à apprendre soit avec le jeu soit avec les friandises : on incite le chien à se mettre en position assise ou couchée, dès que le chien y est, on donne l’ordre et la récompense directement ! Le chien petit à petit va associer la position et l’ordre, vous pourrez à ce moment là lui donner l’ordre et il l’exécutera.

 

 

Jeu du maître  Þ seulement maître / chien

                    Þ temps très court : privation

 Þ d’abord jeu simple, puis récompense

 Þ ensuite motivation (guide de la gueule du chien) poursuite et     positions

 Þ peut servir de diversion

 Þ rapport d’objet avec contrôle chien ou jeu

 Þ échange

 

 

Ps: les jouets à utiliser: balle de tennis avec ficelle, boudin en jute, petite loque jaune



Le chien et la hiérarchie

 

 

Le chien est un animal, il agit par instinct, sa priorité est sa survie propre ainsi que celle de son espèce. C'est un animal social, il vit en meute. Il s'intègre et s'épanouit dans une société où existe une hiérarchie saine et claire. Pour le chien, les phénomènes hiérarchiques sont à la base de tout échange. Il a besoin d'un chef de meute qui devra, afin de garder l'équilibre, rester le maître. Si en revanche le chien ne rencontre aucun personnage digne d'être son chef de meute, il prendra cette place sans aucun scrupule et se permettra alors tous les comportements (exubérance, grognements, morsures,…).

 

Les comportements à adopter pour atteindre cette place de dominant sont entre autres les suivants:

 

  • attitude "fière", dressée, être sûr de soi
  • manger avant le chien
  • ne pas lui donner de nourriture à table
  • donner à manger au chien dans sa gamelle, pas à heure fixe, chipoter dans la gamelle
  • se réserver les places de dominants (fauteuil, lit, siège avant de la voiture,…), voire les pièces (chambre, …)
  • ne pas répondre aux demandes du dominé (aboiements, exubérance, …)
  • demander certaines choses au dominé, qui doit obéir directement
  • passer avant lui aux portes, barrières et quelconques obstacles (en laisse et sans laisse)
  • ne rien donner gratuitement (nourriture, attention, récompense, …)
  • pouvoir manipuler le chien partout et en toutes circonstances
  • ne jamais suivre ou céder à son chien autant physiquement que moralement
  • ne jamais accepter un grognement ou un pincement
  • ne pas donner d'habitudes au chien afin d'éviter qu'il ne demande certaines choses (heure de la gamelle, position devant celle-ci, heure de la promenade, …)
  • prendre toutes les décisions (par ex.: jeu. décider du début de la séance, de la fin, des règles, des limites)

 

Ces comportements devront être adoptés avec détermination et constance de la part de tous les membres de la famille afin d'être pris au sérieux par votre chien qui vous observe 24h/24.

 

Voici à présent quelques caractéristiques d'un chien cherchant à prendre cette place du dominant:

 

  • Mendie, demande à sortir, à entrer, à manger, à jouer, à être caressé, à se promener à toute heure de la journée (y compris aux petites heures)
  • Ne permet pas aux autres de chipoter dans la nourriture, de reprendre un os, un jouet, de s'asseoir dans son fauteuil ou son panier  (çàd repousse, grogne, pince ou mord)
  • Empêche les individus d'entrer ou sortir d'une pièce
  • Est exubérant, reçoit les attentions gratuitement
  • N'obéit aux ordres que s'ils sont porteurs d'une gratification
  • Prend les places du dominant (divan, siège conducteur de la voiture, lit,…)
  • Bloque les accès (se couche devant les portes et ne veut pas se déplacer)
  • (présente les comportements dominants que nous vous conseillons d'adopter, cf. supra) 

 

Attention! Un chien cherchant à dominer n'adopte pas forcément tous ces comportements!!

 

En bref, que doit faire le propriétaire? Il doit interdire au chien l'accès aux privilèges des dominants et il doit se comporter lui-même comme un super-dominant en "parlant chien" sans aucune incohérence.

 

Quels sont les moyens d'interdire quelque chose au chien : la punition ("non", secouer le chien par la peau du dos mais ne jamais frapper ni physiquement ni à l'aide d'un quelconque accessoire, journal par exemple!!!) ou, mieux, l'ignorance du mauvais comportement.

Si le comportement est positif (= nous convient )  alors  récompense pour le bon comportement.

 

 

Conseils de base pour nouveau propriétaire

 

« Le guide du chien en ville » de J. Ortéga

 

  1. Fournissez des stimulations ; même un chiot non vacciné doit sortir pour "voir" du monde, porté dans les bras du maître dans le quartier ou en voiture à toutes distances. Ceci, 2 à 3 fois par semaine minimum.
  2. Toutes les bases de l'éducation peuvent être acquises avant 6 mois, en douceur, par la méthode naturelle.
  3. Un chiot, un chien, trop souvent isolé, peut devenir un chien à problème.
  4. L'autorité du maître doit être constante, ne pas autoriser ce jour ce qui était interdit hier.
  5. Les ordres et interdictions doivent être clairs et immuables.
  6. La correction doit être proportionnelle à la faute et non à l'humeur du maître ou à l'étendue des dégâts. Il ne faut pas punir pour une bêtise que le chien n'a pas faite devant vous.
  7. La punition doit être immédiate car il a une mémoire associative basée sur l'instant présent.
  8. La punition doit se faire en silence, elle doit être unique, elle doit venir de l'objet (piège) ou du sujet (en cas de morsure), sur lequel la faute a été commise.
  9. Il faut avoir des ambitions raisonnables en obéissance, le maître a souvent autant à apprendre que son chien.
     Les longues séances épuisantes donnent une illusion d'apprentissage. Les choses apprises de cette manière s'oublient vite. Un total de15 minutes de travail journalier, mais "obligatoire", sont suffisantes.
  10. En obéissance, il y a un stade passif et un stade actif de collaboration. La récréation devient activité de routine qui se transforme à son tour en obéissance opérationnelle.
  11. Pour éduquer un chien il faut l'accord du groupe (famille) pour éviter les contradictions dans les ordres, la confusion et le retard dans l'éducation. Par exemple, si le maître lui interdit de quémander à table et qu'un autre membre de la famille lui offre des aliments. De même que s'il lui interdit le fauteuil et qu'en son absence les autres l'autorisent.
  12. On doit pouvoir mettre la main dans la gamelle du chiot puis du chien - c'est une prérogative du chef de meute - sans qu'il ne grogne ou morde.
  13. Il doit exister des zones territoriales réservées aux dominants (maîtres) et interdites aux chiens (chambre, fauteuil)
  14. Il faut différencier un mauvais comportement d'un instinct. Un chien de garde aboie pour prévenir. S'il y a une chienne en chaleur dans le coin, le mâle "oublie" les ordres.
  15. Mieux vaut prévenir que sévir. Pensez chien.
  16. Le chien a un language, apprenez à le connaître pour communiquer et deviner ses besoins et ses craintes.
  17. Evitez de l'inciter à commettre la faute. Si vous lui permettez de mordiller une vieille paire de chaussures, il "généralisera" à toutes les chaussures.
  18. Un élève ne peut être réceptif que s'il est bien disposé, bien nourri et en bonne santé. En condition d'apprendre.
  19. Adaptez l'apprentissage aux possibilités de l'élève, selon sa maturité, son âge, sa race (robustesse, vitesse, influx nerveux). Il doit être capable d'accomplir ce qu'on lui enseigne.
  20. Reconnaissez les efforts et récompensez-les, encouragez-les. Les progrès sont encouragés, puis les réussites.
  21. En modifiant les conséquences d'un acte, on modifie l'acte.
  22. Ne pas abuser des récompenses alimentaires, il faut les remplacer progressivement par l'objet de jeu, puis la caresse, enfin la voix.
  23. Répéter les exercices pour l'acquisition d'un mécanisme ; les apprentissages spontanés sont rares sauf pour les évitements (feu-douleur-danger)
  24. Le chien agressif est presque toujours un chien craintif. Le chien sûr de lui est paisible.
  25. Querelle de chiens – Restez calme, éloignez-vous, appelez – Surtout ne jamais s'interposer.
  26. Il n'y a pas de méthodes d'éducation absolues et universelles. Chaque chiot est unique avec sa personnalité et son propre schéma de développement psychomoteur.
  27. Le chiot est un imitateur. Si c'est possible offrez-lui un modèle "vivant" dans un autre chien, adulte, très équilibré. Il aura un modèle positif de ce qu'il faut faire et l'imitera inconsciemment.
  28. On ne donne pas d'ordre si on n'a pas l'intention de le faire appliquer.

 

 

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