POURQUOI VACCINER MON CHIEN ?

 

 

La protection contre les maladies infectieuses les plus fréquentes permet de sauver la vie d’un grand nombre de nos compagnons. Les jeunes animaux sont particulièrement sensibles aux maladies infectieuses. Ils doivent être vaccinés de façon à assurer leur survie et leur santé dans les meilleures conditions, ainsi qu’à développer leur immunité naturelle.

 

Les maladies infectieuses tuent des milliers d’animaux domestiques chaque année. La vaccination est un des grands succès de la médecine vétérinaire, et a sauvé la vie d’un grand nombre d’animaux. A l’heure actuelle, et grâce notamment à la vaccination, certaines maladies sont devenues plus rares.

 

Occasionnellement, on entend parler de lobbies anti-vaccination. A la question : devenons nous encore vacciner nos animaux domestiques, la réponse  reste oui, bien sûr. il est essentiel en effet de se souvenir que la plupart des maladies contre lesquelles nous vaccinons  sont mortelles. De plus la seule façon de garder sous contrôle une maladie infectieuse à l’échelle d’une population, et de procurer à chaque individu une protection optimale est de s’assurer qu’au moins 70% de la population est couverte.

Certaines maladies peuvent également représenter un danger pour l’homme : c’est le cas de la rage et de la leptospirose. Pour ces deux maladies en particulier, la vaccination des animaux domestiques est capitale pour arriver à contrôler les épidémies humaines ou animales.

Donc ne relâchons pas la pression vaccinale !

 

Comment vacciner ?

 

La visite annuelle de santé est l’occasion pour votre vétérinaire de vérifier chaque année la bonne santé de votre animal. C’est aussi l’occasion de lui administrer les vaccins dont il a besoin pour maintenir à jour sa protection contre les principales maladies infectieuses.

 

Est – il nécessaire de vacciner mon chien chaque année ?

 

Chaque chien est unique, dispose d’un système immunitaire qui lui est propre, et répond de façon individuelle à la vaccination. D’autre part, les durées de protections assurées par les vaccins varient à la fois en fonction des maladies contre lesquelles on vaccine, et en fonction du contexte (statu immunitaire de votre animal, environnement dans lequel il vit…) seul votre vétérinaire pourra vous conseiller au sujet des vaccins à administrer à votre compagnon. Il est essentiel de réaliser que pour certaines maladies du chien, en particulier la leptospirose, l’immunité assurée par le vaccin diminue très rapidement après un an. La prévention de cette maladie, qui peut aussi toucher l’homme, passe donc par des rappels annuels durant toute la vie de votre chien.

 

les vaccins sont ils sûrs ?

 

Comme pour tout médicament humain ou vétérinaire, les effets  indésirables, s’ils existent, sont  extrêmement rares. Les vaccins pour animaux de compagnie sont strictement testés, à la fois pour leur innocuité (ce qui montre qu’ils sont très sûrs).

Des études indépendantes, menées dans différents pays sous la pression de lobbies anti-vaccination, ont montré que les chiens vaccinés n’avaient pas ou plus de problèmes après la vaccination que les chiens non vaccinés. Il n’existe cependant aucune obligation légale (hors réglementation rage) à vacciner son animal de compagnie. C’est simplement un acte que nous recommandons du fait de ses bénéfices considérables pour la santé, notamment la protection contre des maladies infectieuses très graves pour le chien.

 

Les vaccins combinés sont il plus risqués que les vaccins monovalents ?

 

A l’heure actuelle, il est prouvé que les vaccins permettent  de lutter contre plusieurs maladies au moyen d’une seule injection ne sont pas plus risqués que les autres.

Pour obtenir l’autorisation d’être commercialisés, ces vaccins doivent être  testés et comparés aux vaccins contenant un seul composant, et ce, composant par composant. Il est démontré que de tels vaccins sont aussi sûrs et efficaces que les vaccins ne contenant qu’ne seule valence.

 

Des vaccins sûrs

 

Tous les vaccins possédant une autorisation de mise sur le marché ont satisfait aux tests réglementaires concernant leur efficacité et leur innocuité (ce qui veut dire que leur utilisation est sûre).

 

Les vaccins sont-ils sûrs pour mon chiot ?

 

Des millions de doses de vaccins sont vendues en Europe, et grâce à un suivi imposé par la réglementation, il est possible de savoir qu’aucun problème significatif n’a été détecté. Des études indépendantes sont également menées régulièrement.  Elles ne mettent en évidence aucun risque particulier dans l’utilisation de ces vaccins.

 

Mon chiot

 

Au début de leur vie, les chiots disposent d’une immunité acquise passivement grâce au premier lait de  leur mère, le colostrum. Cette immunité protège contre les maladies pendant les premières semaines, puis diminue rapidement.

Le chiot doit ensuite développer ses propres  moyens de défense. C’est en cela que la vaccination sera pour lui primordiale. En fonction du contexte, votre vétérinaire  vous conseillera sur l’âge des premières injections.

 

Primo-vaccination

 

Les jeunes animaux reçoivent souvent deux ou trois doses de vaccin à quelques semaines d’intervalle lors de leur primo-vaccination (qui regroupe les premières vaccinations de la vie de l’animal).

 

Pourquoi a-t-il besoin de plusieurs injections ?

 

Chez le très jeune animal, une immunité  passive est acquise grâce à la prise du colostrum (premier lait de la mère) et permet au chiot  de se défendre contre les maladies. Cette immunité décline pendant les premières semaines de vie, mais persiste à un niveau suffisamment élevé pour gêner la prise vaccinale. En fonction du contexte, et de l’âge lors des premières vaccinations (donc de l’âge souhaité pour un début de protection) le nombre d’injections de primo-vaccination est donc généralement de 2 ou 3.

Cela permet grâce à l’utilisation de vaccins adaptés, d’assurer une bonne protection, en minimisant la période critique pendant laquelle le jeune animal est mal protégé, même en présence d’une immunité maternelle persistante. De plus, certains  types de vaccins nécessitent 2 injections lorsqu’on les utilise pour la première fois, quelque soit l’âge de l’animal, afin de produire une immunité satisfaisante. Ceci est  particulièrement vrai pour les vaccins dit inactivés (comme le vaccin contre la leptospirose chez le chien).

 

LES INFECTIONS DU CHIEN :

 

 

L’hépatite contagieuse canine ou hépatite de Rubarth

 

Cette maladie du foie est due à un adénovirus (CAV1) qui est un petit virus assez résistant dans le milieu extérieur. La maladie se rencontre surtout chez les chiots de moins deun an, non vaccinés. Elle est très contagieuse.

 

La transmission :

 

Elle est transmise par :

 

·       Un contact avec des chiens ou des renards porteurs qui servent de réservoir à la maladie.

 

·       Les parasites externes (puces, poux…)

 

·       Le milieu extérieur contaminé par les urines

 

 Les symptômes :

 

Il existe plusieurs formes de la maladie :

 

·       Une forme dite suraiguë, rapidement fatale : fièvre, douleurs abdominale, abattement et symptômes nerveux,

·       Une forme sévère : fièvre, ictère ou jaunisse (muqueuses de couleur jaune), vomissements, diarrhée,

·       Une forme atténuée : mêmes symptômes moins marqués, avec apparition d’yeux bleus, dus à une uvéite (inflammation de l’œil avec œdème de la cornée),

·       Une forme chronique : cirrhose (c'est-à-dire un stade avancé de destruction du foie) avec apparition de liquide abdominal (appelé ascite), perte de poids, atteinte rénale…

 

 

Environ 50% des animaux qui attrapent le virus  développent seulement une pharyngite passant inaperçue. Mais ils sont tout de même contagieux.

 

Le traitement :

 

Comme pour toute maladie virale, il n’y a pas de traitement spécifique. On traite en fonction des symptômes et des complications possibles.

La mortalité est importante chez les jeunes non vaccinés qui développent volontiers une forme suraiguë ou sévère.

 

 La prévention :

 

La vaccination se pratique dès l’âge de 7 semaines (en même temps que pour la maladie de Carré), et consiste en deux injections à un mois d’intervalle. Le rappel se fait tous les ans ou tous les deux ans. La vaccination est une très bonne protection.

 

Conclusion :

 

Cette maladie est devenue rare grâce à la vaccination  qui est très efficace. Elle se rencontre essentiellement chez les jeunes animaux non vaccinés et peut conduire rapidement à la mort ou entraîner des séquelles graves au niveau du foie (comme une cirrhose).

 

La leptospirose du chien :

 

Cette maladie bactérienne qui atteint principalement les chiens, peut se transmettre à l’homme et parfois à d’autres animaux. Elle est due à une bactérie (leptospira) qui se rencontre dans les eaux stagnantes et dans le sol.

Les rongeurs (les rats par exemple), constituent un réservoir pour la maladie, car ils sont porteurs de la bactérie sans être malade et la libèrent dans leurs urines. Les rats contaminent ainsi l’environnement en urinant sur le sol et dans l’eau.

La bactérie passe alors chez le chien par voie orale lorsque celui-ci boit l’eau des flaques d’eau et par voie percutanée lorsqu’il se baigne dans une mare par exemple. Les chiens de chasse ou les chiens vivant en milieu rural sont donc les plus exposés. Cette maladie est une « zoonose » , c'est-à-dire qu’elle peut être transmise du chien à l’homme par un contact cutané entre les deux. Il faut donc prendre des précautions d’hygiène en présence d’un chien atteint de leptospirose.

 

Les symptômes de la maladie :

 

L’atteinte peut survenir de manière aiguë : l’animal présente alors une fièvre importante ( 39,5 -40°) , un fort abattement, de l’anorexie et des vomissements. Il est de plus très déshydraté.

 

La maladie peut se présenter sous plusieurs formes :

 

-une gastro-entérite hémorragique : on observe des vomissements avec du sang ainsi que des selles noires (car elles contiennent du  sang digéré).

-une insuffisance rénale aiguë  (avec crise d’urée) peut aussi survenir : l’animal urine très peu ou plus du tout. La mort survient en 48 heures après une phase d’hypothermie (c'est-à-dire une température très basse) et de coma.

-une forme ictéro-hémorragique : l’animal présente un ictère  (muqueuses  jaunes), avec des troubles de la coagulation et une insuffisance rénale aiguë. La mort peut survenir en 3 à 6 jours.

-une néphrite : c’est une insuffisance rénale aiguë qui survient plus ou moins rapidement. On observe d’abord une phase de compensation pendant laquelle l’animal boit beaucoup, puis une phase de décompensation caractérisée par le fait que l’animal urine très peu. La mort survient dans les 15 jours.

 

 

Le diagnostic :

 

Il peut être réalisé à l’aide d’examens sanguins complémentaires. Une numération formule révèlera un manque de plaquettes sanguines expliquant les problèmes de coagulation, ainsi qu’une augmentation du taux de globules blancs (révélatrice d’une infection).on observe également une atteinte du foie et une augmentation du taux d’urée et de créatinine. Des recherches sérologiques peuvent être effectuées : les anticorps que l’organisme a fabriqué pour lutter contre les leptospires sont mis en  évidence grâce à un test (mais seulement lorsque la maladie évolue depuis plus de 10 jours).on peut aussi effectuer des recherches bactériologiques, en essayant de mettre en évidence la présence de bactéries dans le sang en début d’évolution puis dans les urines.

 

Le traitement :

 

Pour tenter d’éliminer les leptospires, différents traitements antibiotiques peuvent être mis en place. L’insuffisance rénale nécessite une réanimation par une perfusion qui peut être longue. Un fort taux de mortalité est généralement observé malgré des traitements intensifs.

 

La prévention :

 

Cette maladie est très grave . le taux de mortalité  important ainsi que les risques de séquelles irréversibles, notamment au niveau rénal, rendent la prévention d’autant plus nécessaire.  La meilleure prévention est la vaccination. Le vaccin permet à l’animal d’être protégé contre les deux variétés de bactéries les plus fréquentes qui atteignent le chien.

La primo-vaccination se fait en deux injections à 3-4  semaines d’intervalle chez les chiots de plus de trois mois. Le rappel est annuel, voir semestriel chez les animaux à risque (chiens de chasse, chiens vivant dans des zones humides…)

 

la maladie de Carré :

 

Cette maladie est due à un virus proche du virus de la rougeole  qui atteint principalement tous les canidés ( chiens, renards,…)et les mustélidés (furets, belette…) ce virus est peu résistant dans le milieu extérieur. La contagion se fait donc principalement de chien à chien. C’est donc une maladie rencontrée dans les élevages. Les jeunes chiens y sont beaucoup plus sensibles.

 

Quels sont les symptômes ?

 

·       Respiratoires : toux, écoulement nasal  (clair ou purulent), difficultés respiratoires. Ne les confondez pas avec la toux de chenil.

·        Digestifs : diarrhée, vomissements,

·        Cutanée : cette forme est devenue rare de nos jours.  On parle de « hard pad disease » (la truffe et les coussinets durcissent ) ou de « rash cutané » (apparition de boutons et de plaque rouges sur le corps).

·       Oculaires : conjonctivite (œil rouge, larmoiement) syndrome de l’œil sec (production de larmes fortement diminuée rendant l’œil plus fragile, avec éventuellement l’apparition d’ulcères). On observe quelquefois une atteinte de la rétine ( avec diminution de la vision).

·       Nerveux : les trajets nerveux sont douloureux. On peut avoir de l’épilepsie ou toute autre atteinte du système nerveux ( paralysie, méningite,     tremblements musculaires, anomalie du port de tête…)

·       Généraux : fièvre, abattement, anorexie.

 

 

Le diagnostic :

 

Le diagnostic n’est pas facile car les symptômes sont variés et peu spécifiques. Une analyse sanguine permettra, sur les animaux non vaccinés ou vivant en élevage, de rechercher des inclusions particulières appelées corps de lentz (inclusions se retrouvant aussi au niveau de l’œil) ou bien des anticorps.

Ces analyses sont toutefois difficiles et n’apportent pas une certitude absolue : le diagnostic se fait principalement par l’élimination des autres hypothèses, et la présence de plusieurs symptômes associés.

 

Le traitement :

 

Il n’est malheureusement pas toujours efficace car la mort survient en général rapidement quand la maladie est déclarée.

Certains animaux peuvent guérir, mais ils gardent souvent des séquelles nerveuses (épilepsie, tremblements musculaires…)

 

Comment éviter la maladie ?

 

Le meilleur moyen reste la vaccination. Elle consiste en deux injections à un mois d’intervalle dès l’âge de sept semaines, avec un rappel annuel ou tous les deux ans.  La protection apportée est très efficace.

Evitez les contacts avec des animaux malades ou suspects, en particulier chez les chiots nouvellement ou incomplètement vaccinés (ayant reçu qu’une seule injection), et dont la protection n’est pas suffisante.

N’oubliez pas enfin de poursuivre régulièrement les rappels de vaccin, pendant toute la vie du chien, car lorsque votre compagnon vieillit, il redevient à nouveau plus sensible à la maladie.

 

Conclusion

 

Responsable de milliers de morts dans les années 70, la maladie de Carré est une maladie grave, heureusement bien contrôlée grâce à la vaccination.

Toute apparition, chez un chiot nouvellement acheté, de symptômes évoqués dans cette fiche, doit conduire à une visite chez le vétérinaire au plus tôt.

 

La parvovirose canine ou gastro-entérite hémorragique virale

 

La parvovirose (ou gastro-entérite hémorragique) est une maladie virale du chien et des autres canidés (loup, renard…) très contagieuse et fréquemment mortelle. Elle est due au parvovirus canin (CPV). C’est un tout petit virus très résistant dans le milieu extérieur ainsi qu’à de nombreux désinfectants. La contagion se fait donc principalement dans le milieu extérieur souillé par les selles de chiens malades.

Les animaux atteints sont surtout les chiots, les chiens adultes non vaccinés et les chiens en collectivité (élevage).

 

Les symptômes

 

Chez les jeunes animaux, principales victimes de la maladie, les symptômes sont fulgurants : le chiot est atteint d’une diarrhée hémorragique (qui contient des cailloux de sang) d’odeur nauséabonde caractéristique. Des vomissements sont également possibles.

Le chien présente de la fièvre, est très abattu et se déshydrate   très rapidement. Le virus s’attaque également aux globules blancs du sang, ce qui entraîne  une baisse des défense de l’organisme et donc une sensibilité accrue aux autres infections notamment bactériennes. Chez les chiens adultes, les symptômes sont identiques mais en général moins marqués.

 

Le diagnostic :

 

Il se fait sur base des symptômes et sur leur évolution  fulgurante. S’il le souhaite, le vétérinaire peut confirmer son  diagnostic par :

·       Un tes de dé pistage sérologique possible par prise de sang sur les animaux non vaccinés,

·       Un test directement effectué sur les selles qui  permet de mettre en évidence le  virus.

On  peut parfois observer une baisse des globules blancs du sang.

 

Le  traitement et l’évolution :

 

Il nécessite toujours une hospitalisation avec des soins intensifs : mise sous perfusion, antibiotiques, anti-vomitifs, pansements   digestifs…

La maladie est souvent rapidement mortelle chez les chiots, en deux à cinq jours. Les adultes développent rarement une forme grave, mais nécessitent toujours un traitement attentif.

 

La prévention :

 

 Il faut bien  sûr éviter tout contact avec un animal malade. Il existe un  vaccin que l’on pratique dès la huitième semaine. Il consiste en deux injections à un mois d’intervalle. Le rappel se fait tous les ans ou tous les deux ans  suivant le risque évalué.                Dans les élevages ou dans les zones à risque, on peut utiliser d’autres protocoles ( vacciner plus tôt, dès l’âge de six semaines, et pratiquer 3 injections…).

 

La législation :

 

La parvovirose canine est un des vices rédhibitoires chez le chien.

C’est une des maladies soumises à des obligations légales de la part du vendeur, visant à protéger le client. Si un chiot est vendu malade ou porteur du virus, il doit être rendu et sera intégralement remboursé par le vendeur.

Il existe, pour chaque maladie, un délai de garantie spécifique, correspondant au temps de développement de la maladie. Au-delà de ce délais, on ne peut pas prouver que le chien a attrapé la maladie chez le vendeur qui n’est alors plus responsable. Le remboursement n’est alors plus possible.

Un délai d’action en rédhibition de 30 jours permet de porter plainte auprès du vendeur si un certificat de suspicion a été fait par un vétérinaire dans le délai de garantie (5 jours pour la parvovirose), et si la maladie est diagnostiquée de façon définitive.

Le diagnostic doit donc être fait par un vétérinaire dans les cinq jours suivant l’acquisition. Vous pourrez alors, avec ce certificat, mettre en route votre démarche  en rédhibition.

 

Conclusion :

 

La parvovirose canine est une maladie très grave, très contagieuse et rapidement mortelle. Il est donc indispensable de vacciner les chiots dès leur plus jeun e âge et de poursuivre cette vaccination toute la vie de l’animal.

En cas de diarrhée chez un chiot nouvellement arrivé, n’hésitez pas à consulter un vétérinaire.

 

La rage :

 

La maladie :

 

La rage est une maladie virale toujours mortelle.

Commune à l’homme et à de nombreuses espèces animales( c’est ce qu’on appelle une zoonose) : tous les mammifères y sont sensibles. Elle est due à un virus peu résistant (facilement détruit par le savon), qui ne survit pas longtemps  dans le milieu extérieur.

 

La répartition géographique :

 

La rage set une maladie présente partout dans le monde (sauf sur le continent océanique).

 

Le mode de transmission :

 

Le virus est fortement concentré dans la salive des animaux porteurs. La transmission de la maladie  se fait principalement par morsure d’un animal porteur du virus, et cela, même avant qu’il n’ait des symptômes de la maladie. C’est la raison pour laquelle toute morsure doit être prise au sérieux, même si l’animal est apparemment sain.

 

Les symptômes :

 

Après la morsure, le virus migre dans le cerveau avant de rejoindre les glandes salivaires. Cette migration,  appelée incubation, est de durée très variable, selon l’espèce, le lieu de morsure, la souche du virus… et parfois très longue (de un mois à plusieurs années). Chez le chien, elle est moyenne  assez courte, de 15 à 60 jours, mais il y a toujours des exceptions.

C’est dans le cerveau que le virus se reproduit et fait des dégâts.

Les symptômes de la rage sont donc principalement  nerveux : change ment de comportement (agressivité, peur…) , problème de déglutition, voix modifiée, salivation, paralysie, démangeaisons…

Mais de nombreux symptômes tr ès variés    sont possibles.

Il n’y a pas de traitement efficace : la mort est irrémédiable et survient en 4 à 5 jours après les premiers symptômes chez le chien.

 

Le diagnostic :

 

Il repose sur l’évolution des symptômes nerveux. C’est pourquoi il est interdit d’euthanasier un chien (ou un chat) qui a mordu un être humain avant un délai de quinze  jours. Le garder en observation est le seul moyen de savoir s’il était vraiment malade ou s’il a pu transmettre la maladie.

Le diagnostic définitif devra être toutefois confirmé dans tous les cas par examens microscopiques de coupes du cerveau et pas inoculation à des cellules en culture dans des laboratoires habilités.

 

Que faire si vous êtes en contact avec des animaux sauvages ?

 

Evitez le contact avec tout animal inconnu, en particulier dans les pays et départements à risque.

Après une mors ure par un animal (sauvage ou domestique), lavez la plaie longuement (au moins 5 minutes) avec de l’eau savonneuse.

Un médecin d’un institut spécialisé pourra mettre en œuvre un sérum anti-rabique si nécessaire. Chez l’homme,  la vaccination est fortement conseillée pour les population à risques  (vétérinaires, techniciens de laboratoires spécialisés, garde chasse…).

 

 

La prévention pour le chien :

 

La vaccination reste le moyen le plus sûr  de prévenir la maladie chez le chien et d’en limiter l’extension. On peut la pratiquer dès l’âge de trois mois, c'est-à-dire au moment des rappels des autres vaccins. Elle consiste en   une seule injection avec un rappel annuel. Elle est obligatoire dans certaines conditions (voir le chapitre législation).

Il faut aussi savoir que des campagnes de vaccination orale des renards ont été effectuées en France, en Belgique (lâchers d’appâts par hélicoptère), ce qui a fortement  contribué à faire régresser la rage dans ces populations.

 

La législation de la rage :

 

La gravité de la maladie et sa transmission possible à l’homme ont conduit à des mesures strictes. La vaccination et le tatouage sont obligatoires :

 

·       Pour se rendre dans certains pays étrangers (notamment pour le Royaume-Uni ou une sérologie est indispensable)

 

Les règles qui s’appliquent pour les mouvements de chiens, de chats et de furets (animaux de compagnie) entre les Etats membre de l’Union européenne (UE) ont été harmonisées. Cette réglementation européenne est entrée en vigueur le 1er octobre 2004.

 

I)     Voyager à l’intérieur de l’Union européenne : depuis cette date, tout chien, chat ou furet provenant d’un Etat membre doit, lorsqu’il voyage dans un autre état membre être identifié, vacciné contre la rage et être en possession d’un passeport standardisé complété par le vétérinaire. La Suède, le Royaume-Uni, l’Irlande et Malte peuvent encore maintenir provisoirement leur législation nationale qui est plus stricte. La Suède, le Royaume-Uni, l’Irlande et la Finlande exigent en plus un traitement contre l’échinococcose. A coté de cela, le Royaume-Uni et l’Irlande exigent aussi un traitement contre les tiques. Pour plus d’informations, veuillez vous adresser à un vétérinaire agréé.

1)   passeport : les chiens, chats et furets doivent disposer d’un passeport européen. Le modèle de ce passeport eest le même pour tous les pays qui sont membres de l’Union européenne et remplace tous les passeports et documents semblables utilisés jusqu’à présent. Il mentionne l’identification  de l’animal (puce électronique ou tatouage, la description de l’animal et le nom et l’adresse du propriétaire. Il sera délivré au moment de l’identification de l’animal ou au moment de la vaccination contre la rage.

2)   Identification : les propriétaires qui veulent emmener leur chien, leur chat ou leur furet en voyage sont obligés de faire identifier leur animal. En Belgique, c’est la puce électronique qui est utilisée et implantée en sous cutané par le vétérinaire. Outre la puce électronique, un tatouage lisible est encore provisoirement autorisé comme moyen d’identification ( sauf pour les animaux qui voyagent à destination du Royaume-Uni, de l’Irlande ou de Malte).

3)   Vaccination contre la rage : les chiens, chats et furets doivent être vaccinés contre la rage. Si on veut rentrer sans problèmes après un voyage à destination d’un pays qui ne figure pas sur la liste européenne (voir ci-dessous), il faut qu’un test sanguin soit effectué sur son chien ou son cat avant d epartir. Ce test sanguin doit être réalisé au moins 30 jours après la vaccination. Le résultat de cet examen doit être fourni au moment du retour vers la Belgique. Attention, beaucoup de destinations populaires ne figurent pas sur cette liste ! celui qui vent emmener avec lui un animal âgé de moins de trois mois et non vacciné contre la rage, doit d’abord s’informer auprès du pays de destination pour savoir si ce pays l’autorise. (la Suède, le Royaume-Uni, l’Irlande et Malte refusent les animaux de compagnie âgés de moins de trois mois).

 

II.)  Voyager vers la Belgique : la vaccination contre la rage n’est pas exigée pour des animaux de compagnie de moins de trois mois qui proviennent d’un pays indemne de rage( Pays-Bas, Grand-Duché du Luxembourg, Portugal, Italie, République Tchèque, Danemark, Suède, Finlande, Grèce, Chypre) à condition qu’ils soient accompagnés d’une déclaration complémentaire attestant que les animaux ont toujours séjournés au même endroit depuis leur naissance et ne sont pas entrés en contact avec des animaux suspects d’être atteints de rage.

 

III.)Voyager vers la Belgique à partir d’un pays hors de l’Union européenne : les animaux doivent être accompagnés d’un certificat individuel dont le modèle a été fixé au niveau européen. Les exigences sanitaires diffèrent suivant le pays de provenance. En cas de voyage vers la Belgique à partir d’un pays figurant sur la liste européenne (voir ci-dessous) , seule la vaccination contre la rage est exigée (pas d’examen sanguin). Pour les pays ne figurant pas sur cette liste, un examen sanguin supplémentaire est exigé pour les chiens et les chats et doit être réalisé au moins 30 jours après la vaccination et 3 mois avant le voyage. Ce test doit être effectué dans un laboratoire agréé à cet effet par l’Union européenne. Les animaux de compagnie provenant d’un pays qui ne figure pas sur la liste européenne ne sont pas autorisés.

 

IV.) Voyages à destination d’un pays qui ne fait pas partie de l’Union européenne. Outre les dispositions prévues par la législation européenne en cas de réimportation éventuelle, les conditions fixées par le pays de destination doivent être remplies. S’il subsiste des imprécisions au sujet des conditions exactes, il faut s’informer auprès de l’ambassade du pays concerné.

 

V.) Le transport international des chiens, chats et furets à titre commercial : le certificat pour le transport commercial est fixé par la Décision 5CE) 2004/595. Pour le transport international des chiens, chats et furets  détenus à des fins commerciales, il existe déjà des exigences vétérinaires harmonisées. Ces animaux doive nt subir un examen clinique par un vétérinaire agréé dans les 24 heures avant le départ. Le vétérinaire peut noter ses constatations dans le nouveau passeport européen.

 

VI.) Liste européenne : (dernière mise à jour : 16 juin 2005) Andorre Antigua-et-Barbuda Antilles néerlandaises Aruba Australie Bahreïn Barbade Bermudes Canada Chili Croatie Emirats rabes unis Etat de la Cité du Vatican Etats-Unis d’Amérique Fédération de Russie Fidji Hong Kong île de l’Ascension Iles Cayman îles Falkland iles Wallis-et-Futuna Islande Jamaïque Japon Liechtenstein Maurice Mayotte Monaco Montserrat Norvège Nouvelle Calédonie Nouvelle- Zélande Polynésie française Saint Christophe-et Nevis Sainte-Hélène Saint-Martin  Saint-Pierre-et –Miquelon Saint-Vincent-et-les-grenades Singapour Suisse Taiwan Vanuatu sont également inclus les territoires des Etats membres européens : Groenland, îles Féroé, les îles Baléares, les îles Canaries(Ceuta et Melilla exclus), Guyane française, Guadeloupe ,Martinique et Réunion, Gibraltar , les Açores et les Îles Madère

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez vous adresser à : SPF Santé Publique Sécurité de la Chaîne alimentaire et de l’environnement  Direction générale Animaux, végétaux et alimentation Section Santé animale et Produits animaliers Bâtiment des Arcades (3ème étage) bur. 3059, 1010 Bruxelles 

 

 

                       

Conclusion :

 

La rage est une maladie ancienne très connue, car elle peut toucher l’homme , et il n’existe aucun traitement. Elle a sévi pendant des siècles en Europe et est toujours présente de nos jours dans certains pays (notamment en Afrique et en Asie), où des centaines de personnes meurent de la rage chaque année.

Depuis la découverte de la vaccination, et suite aux campagnes de vaccination des animaux de compagnie et des renards, la rage a disparu de certains territoires.  

Elle reste cependant encore une menace avec l’augmentation du nombre d’animaux qui voyagent en  pays à risque. C’est pourquoi, il est conseillé  vivement de vacciner son chien contre la rage même si vous ne voyagez pas avec votre  animal.

 

La toux de chenil :

 

La toux de chenil(ou trachéo-infectieuse) est une maladie des voies respiratoires du chiot et du chien, atteignant principalement les animaux vivant en collectivité (élevages, refuges…). Elle est due à plusieurs agents : bactéries et virus associés.

La contamination se fait par contact avec un chien malade et par les aérosols (postillons) dus à la toux.

Le chien développe la maladie 5 à 10 jours après l’exposition aux microbes

 

Les symptômes :

 

·       Essentiellement une toux sèche, forte et quinteuse. On a souvent l’impression que le chien veut cracher quelque chose. L’état général est souvent atteint et la fièvre est fréquente.

 

·       On peut observer également une conjonctivite (œil rouge) et des écoulements par le nez et les yeux.

 

·       Des complications bactériennes sont enfin possibles : forte fièvre, chien plus abattu, toux devenant grasse, la  maladie évolue alors en bronchopneumonie, qui peut être mortelle chez les chiots.

 

 

Le traitement :

 

Il est long : au minimum une dizaine de jours. La toux a tendance à s’auto-entretenir : certains cas anciens nécessitent jusqu’à trois semaines de traitement.

Le vétérinaire utilise une combinaison d’antibiotiques, d’anti-tussifs et d’anti-inflammatoires.

 

La prévention :

 

Plusieurs vaccins existent contre les différents agents de la toux de chenil. La protection n’est pas efficace à 100% mais permet d’atténuer considérablement les symptômes de la maladie.

Il est conseillé de vacciner votre compagnon. Cela peut  être fait dès l’âge de 6 semaines sous forme d’injections, ou de pulvérisations dans le nez dès l’âge de 2 semaines.

 

Conclusion :

 

La toux de chenil est une maladie complexe intéressant plus particulièrement les animaux jeunes. Les symptômes vont d’une toux persistante bénigne à des formes graves de broncho-pneumonies. La vaccination permet d’éviter ce genre de complications très graves. Il est conseillé vivement dans les situations à risque de vacciner : chenils, élevages, expositions canines.

 

 

LES PARASITES DU CHIEN

 

 

MALADIES PROVOQUEES PAR LES PARASITES EXTERNES

 

 

L’ehrlichiose

 

 

On trouve cette maladie dans le monde entier. En Europe, elle se limite au bassin méditerranéen (Afrique du nord, Europe du sud). Les cas décrits dans d’autres régions sont en principe dus à des animaux ayant voyagé dans les pays à risque.

 

Comment se transmet l’erlichiose ?

 

La transmission de l’erlichiose monocytaire canine est proche de celle de la piroplasmose : le chien se fait piquer par une tique qui lui injecte des bactéries. Ces bactéries se retrouvent dans le sang du chien où elles s’installent et se multiplient.

 

Quels sont les signes de la maladie ?

 

La première phase de la maladie (phase aiguë) peut passer inaperçue. Elle survient quelques     jours après la piqûre de tique contaminante

Le chien est abattu et a de la fièvre. On note parfois une augmentation de la taille des ganglions, des douleurs articulaires, des vomissements…

Cette phase est souvent brève et disparaît généralement sans traitement.

 

Toutefois, si rien n’est fait, une phase de latence survient, durant laquelle le germe est toujours présent, sans que le chien ne présente de symptômes cliniques. Seules des anomalies sanguines sont alors repérables si une analyse est faite (baisse du nombre de plaquettes…)

 

Certains chiens vivent avec cette bactérie dans le sang sans jamais déclarer de symptômes ultérieurement, sauf en cas de ré-infection après une piqûre de tique (les chiens ne sont jamais immunisés et peuvent refaire une phase aiguë à tout moment).

Il arrive même (dans de très rares cas), que le chien élimine totalement la bactérie de son organisme et se guérisse tout seul.

 

Mais certains chiens, et principalement certaines races comme le Berger allemand semble-t-il, développent, après quelques mois à quelques années, une forme chronique de la maladie.

La forme chronique est très grave et se manifeste par un amaigrissement, une baisse d’appétit, des saignements (du nez notamment), des douleurs articulaires…

A l’analyse sanguine, les chiens présentent une pancytopénie, c'est-à-dire une diminution du nombre de toutes les cellules du sang (globules rouges, globules blancs et plaquettes). Cette pancytopénie est due à une atteinte  irréversible de la moelle osseuse.

Les chiens atteints de formes chroniques ont très peu de chances de survivre, même avec un traitement spécifique car ils ne peuvent plus fabriquer de cellules sanguines.

 

Le diagnostic et le traitement

 

Le diagnostic repose sur des éléments épidémiologiques (présence de tiques, situation géographique ou voyage en zone contaminée..) et les symptômes. Il est parfois difficile d’avoir un diagnostic de certitude dans la forme aiguë car les signes cliniques sont peu spécifiques. Une analyse de sang (examens hématologiques et microscopiques, avec recherche du parasite sur des frottis sanguins, dosage et électrophorèse des protéines sanguines…) et des tests sérologiques permettent de confirmer le diagnostic.

Le traitement est efficace dans la phase aiguë et la phase de latence.

Il consiste en l’administration prolongée de certains antibiotiques.

Dans les formes chroniques, le diagnostic n’est pas forcément simple ( la sérologie peut être négative en phase finale) et le traitement est souvent illusoire.

 

CONCLUSION

 

L’erlichiose est une maladie encore rare mais très grave surtout pour la forme chronique irrémédiablement mortelle.

Les signes de la phase aiguë sont malheureusement très vagues et passent parfois inaperçus auprès des propriétaires, qui ne consultent pas de vétérinaire. La prévention reste donc l’arme de choix pour lutter contre cette maladie.

 

Il faut éviter les piqures de tiques, principalement en zone à risque, par un traitement anti-parasitaire adapté, et une inspection rigoureuse après une ballade en forêt par exemple. Ceci est valable pour toutes les maladies causées par les tiques : piroplasmose, maladie de Lyme    etc…    

 

 

 

La dirofilariose

 

Qu’est-ce-que la dirofilariose ?

 

La dirofilariose est une maladie cardiaque du chien que l’on rencontre un peu partout dans le monde, dans les zones tropicales mais aussi dans certaines zones au climat tempéré. Le sud de l’Europe est concerné, notamment la cote méditerranéenne et le nord de l’Italie. Il existe aussi des quelques cas dans les Dombes par exemple. Cette maladie est due à un ver rond, Dirofilaria immitis, qui parasite le cœur du chien. Ce ver est transmis au chien par la piqûre de certains moustiques. Suite à la piqûre d’un moustique infecté, une larve (microfilaire) pénètre sous la peau du chien et évolue, puis migre vers le cœur une fois adulte et s’installe dans  les artères pulmonaires. Ils vont ainsi gêner le fonctionnement du cœur et entraîner à long terme, ou, en cas d’infestation massive, un syndrôme hémolyique grave qui relève de l’urgence ou encore une obstruction de la veine cave.

 

Quels sont les signes de la maladie ?

 

Les signes apparaissent généralement plusieurs mois après la piqûre infectante, voire des années après seulement. Elle se traduit par des problèmes cardiaques (insuffisance cardiaque droite) et respiratoires : toux, difficultés respiratoires, fatigabilité, syncopes à épanchement abdominal et parfois thoracique, ainsi que des problèmes rénaux.

 

Le syndrôme « veine cave » est une forme particulièrement grave de la maladie, lorsque l’infestation est massive. Les signes sont variés : anorexie, léthargie, affaiblissement, ictère (jaunisse) ou muqueuses pâles, hémoglobinurie (urines sombres), tachycardie.

Le diagnostic se fait en fonction des signes cliniques, des résultats des examens sanguins et du contexte épidémiologique. Le vétérinaire peut aussi rechercher des microfilaires dans le sang ou faire un test sérologique.

 

Cette maladie est-elle grave ?

 

Cette maladie est très grave si les signes sont déjà très avancés, et les séquelles sont importantes même en cas de réussite du traitement.

Il existe des traitements pour éliminer ces vers, mais ils ne sont pas sans danger, car la destruction des vers entraîne des réactions de l’organisme : fatigue, anorexie, fièvre, toux , risque de thrombose…de plus, les injections sont douloureuses et peuvent entraîner des problèmes locaux. L’animal traité devra rester au repos le plus complet possible pendant au moins un mois voire davantage.

 

Comment protéger son compagnon ?

 

Cette maladie étant potentiellement très grave et d’évolution lente, il est préférable de s’en prémunir. Pour cela, des précautions sont nécessaires : éviter les sorties crépusculaires en zone contaminée, éviter les marais et autres lieux humides si possible, notamment à la tombée de la nuit, mettre des moustiquaires aux fenêtres.

Le meilleur moyen reste toutefois le traitement prophylactique : le vétérinaire pourra vous prescrire un médicament préventif avant de partir en vacances  dans le pourtour méditerranéen ou dans les tropiques. Il s’agit de comprimés qui protègent votre compagnon pendant un mois. Il faut les prendre avant le départ et continuer le traitement un mois après le retour. N’hésitez pas  à lui en parler

 

La gale des oreilles

 

C’est une affection très fréquente chez le chien, particulièrement chez  les animaux vivant en collectivité (élevage, refuges…).elle est due à un acarien appelé Otodectes cynotis qui parasite également le chat. Cet acarien vit, se nourrit et se reproduit dans les conduits des oreilles des chiens et des chats : les adultes pondent des oeufs qui donnent des larves et à nouveau des adultes. La transmission se fait d’un animal à l’autre par simple contact, et se fait souvent d’une oreille à l’autre sur le même animal.

 

Les symptômes de la maladie

 

La multiplication des parasites dans les oreilles provoque une inflammation de l’oreille (otite) souvent modérée, avec production de cérumen en grande quantité, produisant une forte odeur.

le chien se gratte souvent les oreilles et secoue la tête.

 

Comment reconnaître une gale ?

 

En examinant l’oreille de votre compagnon, vous devez apercevoir du cérumen marron foncé, voire noir, en quantité assez importante et sentir une odeur inhabituelle, caractéristique de la gale. Le vétérinaire peut s’aider dans son diagnostic en faisant un prélèvement de cérumen dans l’oreille, dans lequel il pourra observer, au microscope, les adultes, les larves ou les œufs d’Otodectes.

 

Le traitement

 

Si l’oreille est très sale, il faudra la nettoyer régulièrement avec un produit d’hygiène pour les oreilles du chien  (voir info pratique sur « l’entretien des oreilles du chien »). Et, en parallèle, la traiter avec un produit acaricide   (à base de molécules qui détruisent les acariens). Ces produits sont prescrits par votre vétérinaire et se présentent sous forme de pommades ou de liquides à mettre dans l’oreille du chien. Il faut toujours bien respecter la durée de traitement prescrite par votre vétérinaire, car même si la gale semble avoir disparu, les produits ne tuant pas les œufs, le traitement doit continuer jusqu’à ce que  tous les œufs présents dans l’oreille aient éclos ; afin d’éviter toute récidive. Par prudence, mieux vaut traiter les deux oreilles et, en prévention , les autres animaux sensibles (chiens et chats) du foyer.

 

EN CONCLUSION

 

La gale des oreilles est une maladie très fréquente, particulièrement chez les chiots d’élevage. Il est très difficile de s’en prémunir car elle est très contagieuse entre les chiens (et les chats). Si le chiot que vous venez d’acheter se gratte les oreilles, il est possible que ce soit une gale.

N’hésitez pas à consulter votre vétérinaire afin de traiter rapidement la gale, de façon à éviter les complications et la contamination des autres animaux.

 

 

 

La leishmaniose

 

La leishmaniose est une maladie chronique due à un protozoaire parasite (une leishmanie), c'est-à-dire un organisme microscopique qui se reproduit dans certaines cellules de l’organisme. Cette maladie est très répandue dans différentes régions du monde. En Europe, elle concerne principalement le bassin méditerranéen. En France, la région méditerranéenne, la région du Sud-Ouest ainsi que certains départements de  la région Rhône-Alpes comme l’Ardèche sont concernés. Cette maladie est en effet transmise par la piqûre d’un moustique bien particulier, le phlébotome, qui ne vit que dans certaines régions du globe. L’aire de répartition de la maladie dépend donc directement de l’aire de répartition de ce moustique.

Cette maladie est une zoonose ( maladie commune au chien et à l’homme)

 

Quels sont les signes de la maladie ?

 

C’est une maladie d’évolution lente dans la plupart des cas, parfois très grave chez le chien. Tous les chiens piqués par le moustique ne développent  heureusement pas la maladie ! certains chiens sont prédisposés et il semble que certaines races ou certains individus autochtones soient naturellement protégés contre la maladie (ils hébergent le parasite sans être malades). Le moment d’apparition des symptômes est très variable d’un chien à l’autre ( de un mois à 6 ans après la piqûre). Ce protozoaire parasite les cellules de différents organes. Il est à l’origine de dommages multiples dans ces différents organes ( foie ,peau, rate, ganglion, rein).

De ce fait, les symptômes de cette  maladie dépendent de la localisation du parasite dans l’organisme du chien. Ils peuvent apparaître simultanément ou séparément, ce qui rend le diagnostic d’autant plus difficile.

 

Les symptômes essentiels de cette maladie sont les suivants :

 

·       Un amaigrissement progressif du chien

·       Des problèmes cutanés. Les lésions de la peau sont généralement des lésions ulcératives (formant des « cratères dans la peau) en particulier au niveau du nez, des oreilles, des coussinets. La peau présente souvent des pellicules en grand nombre (dermatite sèche) mas sans démangeaisons. Le chien malade peut également perdre ses poils.

·       Des saignements de nez plus ou moins fréquents et souvent impressionnants

·       Des ongles anormalement longs

·       Les ganglions, le foie, et la rate qui augmentent de taille.

 

D’autres symptômes sont plus occasionnels comme :

 

·       La fièvre (pas toujours présente)

·       Une atteinte des yeux : les parasites peuvent également entraîner une inflammation des structures de l’œil (kétaro-conjonctivite, uvéite). Elle se manifeste par un œil rouge, larmoyant, douloureux, avec des écoulements

·       Une atteinte rénale, qui peut être très grave et souvent irréversible. Elle se manifeste par une augmentation de la prise de boisson et par conséquent le chien urine plus et plus souvent

 

Le diagnostic

 

Le vétérinaire va suspecter la leishmaniose lors de la présence de plusieurs symptômes essentiels et à condition que le chien vive ou ai séjourné dans les régions à risque. Ce diagnostic est parfois difficile car les signes de la maladie sont très variés et parfois discrets. Plusieurs examens sanguins (sérologie, électrophorèse des protéines) permettent de confirmer le diagnostic. Dans  certains cas  complexes, des analyses de la peau (calques, biopsies), de moelle osseuse ou des ganglions permettent de mettre en évidence le parasite.

 

Le pronostic de la leishmaniose

 

Le pronostic est toujours réservé car le traitement est long, pas toujours bien supporté par le chien et pas toujours efficace. Le traitement est variable d’un chien à l’autre. Il dure souvent très longtemps (12 mois minimum et parfois à vie). Ce traitement est parfois mal supporté par le chien et doit être interrompu.

Le chien doit être suivi régulièrement par le vétérinaire traitant car les récidives sont fréquentes.

La présence d’une atteinte rénale est de très mauvaise augure généralement, car les lésions rénales sont irréversibles.

 

Comment se prémunir de cette maladie

 

Si vous vivez dans une région où la maladie sévit ou si vous devez y séjourner, il est important de garder votre chien enfermé dès le crépuscule. En effet, les moustiques qui transmettent la maladie (phlébotomes) sont actifs à la tombée de la nuit, surtout pendant la saison chaude. Cette précaution limite les risques de piqûres. La lutte contre les moustiques par les bombes ou des diffuseurs, ainsi que l’utilisation de moustiquaires permet également de les éviter. (collier pour chien, le Scalibor, qui d’après une étude est efficace contre les phlébotomes).

Même si le risque de piqûre n’est pas totalement supprimé, il est  conseillé d’utiliser ce collier pour les chiens qui vivent ou séjournent dans les régions à risque.

 

 

Les risques pour l’homme

 

Comme il est dit précédemment, cette maladie existe aussi chez l’homme. Chez l’homme, cette maladie n’atteint généralement  que les personnes immunodéprimées ou les enfants. Les manifestations de la maladie sont également très variées. La maladie est également transmise à l’homme lors de piqûre par les phlébotomes. De rares cas de transmission chien-homme ont été soupçonnés, mais non confirmés.

 

 

CONCLUSION

La leishmaniose reste une maladie répandue dans le sud de la France. Elle se présente sous des formes très variées et pas forcément alarmantes au début.

Un diagnostic précoce et un bon suivi thérapeutique est nécessaire pour augmenter les chances de guérison. La prévention reste difficile dans les zones à risques en période d’activés des moustiques.

 

La maladie de Lyme

 

La maladie de Lyme est une maladie commune à l’homme et à de nombreux mammifères. Elle est due à Borrelia burgdorferi, une bactérie transmise par les tiques. Cette maladie sévit essentiellement dans les zones due Nord et de l’Est de la France. Tous les chiens infectés ne déclarent pas de symptômes. Les chiens jeunes, exposés régulièrement aux piqûres de tiques, sont les animaux les plus atteints.

Quels sont les signes de la maladie ?

 

Les symptômes peuvent survenir jusqu’à plusieurs mois après la piqûre infectante, ce qui explique qu’on observe cette maladie même hors des périodes d’activité des tiques, contrairement à la piroplasmose par exemple.

 

Les signes cliniques de la maladie sont très variés :

-         de la fièvre, souvent présente, accompagnée des signes habituels (abattement, anorexie, respiration haletante… plus ou moins marqués)

-         des douleurs musculaires et articulaires, ce qui entraîne des difficultés ou  une réticence à se déplacer.

 

Ces crises sont fréquemment intermittentes et peuvent être modérées (selon le seuil de réactivité du chien à la douleur et l’attention de ses propriétaires), ce qui fait que les propriétaires de chiens ne consultent par forcément un vétérinaire au début, car le chien va mieux après quelques jours.

 

 

Le diagnostic de la maladie

 

Il est basé sur l’épidémiologie (situation géographique, exposition aux piqûres de tiques…) et sur les signes cliniques (fièvres récurrentes, douleurs articulaires…). Mais il existe de très nombreuses maladies avec les mêmes signes cliniques.

Une sérologie est possible, bien que de nombreux chiens soient infectés sans avoir de symptômes. Elle ne constitue donc pas un diagnostic de certitude à elle seule. On fait donc généralement une deuxième prise de sang pour confirmer le diagnostic deux semaines plus tard.

Enfin la réponse rapide au traitement antibiotique est un élément du diagnostic.

 

 

Comment se prémunir de cette maladie

 

La meilleure prévention repose sur le traitement préventif contre les tiques, notamment sur des chiens à risque (promenades dans les bois , chiens de chasse…).

Produits pour lutter contre les tiques : Frontline, Defendog, Scalibor, preventef…

Malheureusement, les produits anti-tiques ne sont pas toujours efficaces à 100%. Il faut donc vérifier que son chien ne porte pas de tiques lorsqu’il rentre de ballade, et les enlever le cas échéant (il existe des crochets spéciaux)

Il existe également un vaccin pour les chiens à risque

 

CONLUSION

 

Cette maladie, bien connue chez l’homme, peut également se déclarer chez les animaux domestiques, et son importance dans certaines régions en  France est probablement sous évoluée, étant donné les signes cliniques peu spécifiques et la possibilité, dans certaines régions, d’avoir une association de plusieurs germes transmis par les tiques (ehrlichiose, piroplasmose, hépatozoonose…) entraînant des symptômes assez similaires.

Il est donc préférable de rester prudent face à une exposition aux piqûres de tiques, en protégeant les chiens à risque et en inspectant correctement son chien en retour de promenade. Le vaccin peut également apporter une sécurité supplémentaire dans certains cas.

 

La piroplasmose

 

la piroplasmose est l’une des maladies les plus fréquentes chez le chien, qui tue encore de nombreux chiens chaque année. La piroplasmose est une maladie qui détruit les globules rouges, elle est due à un parasite du sang, transmis par une morsure de tique. Le traitement est efficace à condition d’être mis en place à temps, mais les complications peuvent être graves.

 

Quels sont les symptômes que l’on peut observer ?

 

Le chien est abattu, il refuse de se nourrir, vomit et présente une forte fièvre (souvent 40°). Ses urines prennent une coloration anormale : orange , rouge ou marron foncé.

Mais même s’il manque seulement d’appétit dans les 4 à 8 jours qui suivent une sortie à la campagne et parait mou, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire car les symptômes ne sont pas toujours faciles à déceler.

En effet, c’est une urgence et le traitement doit être mis en place le plus rapidement possible. Seul un vétérinaire peut faire un diagnostic de certitude : il prélève une goutte de sang et détecte la présence des parasites dans les globules rouges en examinant au microscope un étalement du sang.

 

Comment se transmet la piroplasmose ?

 

Seules les tiques peuvent transmettre cette maladie.

Afin de pouvoir aspirer le sang du chien, la tique injecte une salive anticoagulante qui contient les parasites de la piroplasmose. Une fois dans le sang, ceux-ci pénètrent les globules rouges, s’y multiplient, et les font éclater.

Il en résulte une anémie (manque de globules rouges),et une intoxication du foie et des reins par les déchets issus des globules rouges détruits.

Les chiens attrapent généralement les tiques dans les haies, les buissons, les broussailles ou l’herbe. Même si les chiens de chasse et ceux qui vivent à l’extérieur sont les plus exposés, tous les chiens peuvent un jour ou l’autre contracter  la maladie, d’où l’importance de faire vacciner votre chien.

 

Un chien atteint de piroplasmose n’est contagieux, ni pour les autres chiens, ni pour d’autres animaux, ni pour l’homme.

 

Quel est le traitement de la piroplasmose ?

 

Le traitement est très efficace à condition d’être mis en place suffisamment rapidement. Il convient donc de bien surveiller l’apparition des symptômes décrits ci-dessus, et de se rendre rapidement chez un vétérinaire au moindre doute. Suivant le stade d’évolution de la maladie, le vétérinaire mettra en place

un traitement sous forme :

·       d’injections qui permettent de détruire le parasite

·       de perfusions, destinées à réhydrater l’animal et à lutter contre les complications hépatiques et rénales.

·       Des transfusions pour compenser le manque de globules rouges.

Info utile : le produit utilisé contre la piroplasmose peut être douloureux lors de l’injection, voir provoquer un ou deux vomissements. Ne vous inquiétez pas, c’est un effet normal qui ne durera pas.

 

 

Comment prévenir la piroplasmose ?

 

·       Les anti-parasitaires

C’est la méthode la plus sûre pour constituer une réelle prévention contre la piroplasmose, le produit doit détruire la tique avant qu’elle n’ait le temps de piquer.

Il faut donc qu’elle s’intoxique au contact du poils, en quelque minutes.

-        certains colliers mixtes anti-tiques et anti-puces ne sont généralement pas très efficaces contre les tiques.

-         Les pulvérisateurs : ils permettent de déposer un film portecteur sur l’ensemble du corps.

-         Les pipettes : agissent comment les pulvérisateurs, mais la répartition du produit sur l’ensemble du corps se fait toute seule en 24h. attention toutes les pipettes anti-parasitaires ne sont pas efficaces contre les tiques.

Ils doivent être systématiquement et régulièrement appliquéspendant les périodes à riques c’est-à-dire au printemps de mars à juin et à l’automne, de septembre à décembre.

Et cela même sur les animaux vaccinés.

 

 

·       La vaccination

Il existe un vaccin qui protège  contre la piroplasmose, mais il n’est pas efficace à 100%. De plus il est très onéreux. Il est surtout intéressant pour les chiens jeunes et actifs qui n’ont pas encore jamais contracté la piroplasmose.

 

Conclusion

 

La piroplasmose et une maladie commune, elle peut etre grave et parfois mortelle. Même si le traitement est très efficace lorsqu’il est mis en  œuvre suffisamment rapidement, la maladie peut entraîner des séquelles au  niveau rénal et hépatique.

Il est donc fortement conseillé de « prévenir plutôt que guérir ». l’utilisation d’anti-parasitaires externes doit être systématique de mars à juin et de septembre à décembre.

 

La spirocercose

 

Qu’est ce que la spirocercose

 

La spirocercose est une maladie essentiellement tropicale due à un ver parasite nommé spirocerca lupi. Ce parasite provoque des nodules dans la paroi de l’œsophage, de l’estomac et des lésions de l’aorte. Cette maladie n’et pas spécialement récente et a toujours été assez fréquente dans les zones tropicales.

 

Comment se transmet-elle ?

 

La transmission est oro-fécale, c’est-à-dire que le chien se contamine en mangeant les excréments (ou bien des aliments souillés par des excréments donc contaminés) d’animaux malades. Les excréments des animaux malades contiennent en effet des œufs larvés de Spirocerca lupi.

Il existe aussi une transmission par ce que l’on appelle un hôte paraténique. Cet hôte peut être un petit mammifère qui a avalé des œufs larvés par l’intermédiaire de matières fécales, ces œufs ne se développent pas chez l’hôte mais si ce dernier est mangé par un chien, par exemple ; et bien le chien se retrouve contaminé.

 

Les symptômes de la maladie

 

Les symptômes sont graves et peu caractéristiques.

Les animaux présentent :

-         un amaigrissementt

-         de l’anémie

-         des symptômes digestifs et respiratoires

-         parfois aussi des symptômes nerveux

 

cette maladie se complique parfois également en l’apparition d’un cancer au niveau oesophagien : le sarcome oesophagien. Le diagnostic de la maladie est donc parfois difficile et c’est sans doute une maladie sous-diagnostiquée.

 

Les traitements

 

Les traitements sont complexes et difficiles. Les médicaments utilisables ne possèdent pas d’autorisation de mise sur le marché chez le chien ( ce sont des médicament pour bovins) ils sont donc délicats à employer. Par ailleurs les lésions que provoquent le parasite au niveau oesophagien sont souvent irréversibles et il faut alors agir chirurgicalement ce qui est très délicat.

 

Le pronostic vital :

 

Cette maladie est donc grave et le pronostic est malheureusement sombre car le traitement est difficile et l’évolution souvent fatale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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